Imaginez une sortie où votre foulée reste fluide du premier au dernier kilomètre, sans cette douleur soudaine qui vous coupe le souffle. En point de côté course, la gêne peut surgir sans prévenir et transformer un run facile en lutte pour simplement continuer. Bonne nouvelle : ce phénomène est fréquent, généralement bénin, et surtout, il se comprend et se travaille.
Imaginez une sortie où votre foulée reste fluide du premier au dernier kilomètre, sans cette douleur soudaine qui vous coupe le souffle. En point de côté course, la gêne peut surgir sans prévenir et transformer un run facile en lutte pour simplement continuer. Bonne nouvelle : ce phénomène est fréquent, généralement bénin, et surtout, il se comprend et se travaille.
Le point de côté correspond à une douleur abdominale aiguë, souvent décrite comme un coup de couteau. Elle se situe le plus souvent sur un flanc (à droite ou à gauche), mais peut parfois remonter vers l’épaule ou la clavicule. Chez certains coureurs, la sensation est brève et supportable ; chez d’autres, elle impose de ralentir, voire de s’arrêter. Dans tous les cas, elle perturbe la respiration, la posture et la mécanique de course, ce qui explique pourquoi elle est si frustrante.
Si l’expression est populaire, le terme médical est plus précis : il s’agit de douleurs abdominales transitoires liées à l’exercice. Autrement dit, une douleur qui apparaît pendant l’effort, puis disparaît lorsque l’intensité baisse ou que l’activité s’arrête. Le mécanisme exact peut varier selon les personnes, mais les facteurs déclenchants reviennent souvent : respiration trop haute et saccadée, départ trop rapide, digestion encore active après un repas ou une boisson trop proche de l’effort, et manque de stabilité du tronc. En pratique, ces éléments se combinent et créent un contexte où le diaphragme et les structures autour de l’abdomen sont davantage sollicités.
L’enjeu n’est pas seulement de faire passer la douleur sur le moment, mais de réduire sa probabilité d’apparition. Cela passe par des habitudes simples avant de courir (timing des repas, hydratation, échauffement), par une progression plus intelligente de l’intensité, et par un travail de fond sur la posture, le gainage et la respiration. Ce sont des leviers concrets, accessibles à tous les niveaux, du coureur débutant au coureur régulier.
37 exercices rassemblés dans le livre d'exercices ultime
Découvrez les exercices efficaces pour prévenir blessures, améliorer mobilité et force, structurés par des experts.
ce que vous allez apprendre dans cet article
Dans la suite, nous allons clarifier ce qu’est exactement un point de côté en courant, puis passer en revue les causes les plus probables. Ensuite, vous trouverez des stratégies de prévention applicables dès votre prochaine sortie, ainsi que des techniques efficaces à utiliser si la douleur apparaît pendant la course. L’objectif : vous aider à courir plus confortablement, plus longtemps, et avec une sensation de légèreté retrouvée.
qu’est-ce qu’un point de côté en courant ?
Un point de côté en course se manifeste par une douleur vive et localisée, le plus souvent sur le flanc droit ou gauche, parfois décrite comme une sensation de « coup de couteau ». L’intensité varie : chez certains coureurs, la gêne reste tolérable ; chez d’autres, elle impose une baisse d’allure immédiate. La douleur peut aussi remonter vers le haut de l’abdomen et, plus rarement, irradier vers l’épaule ou la clavicule, ce qui renforce l’impression d’être « bloqué » dans la respiration.
Sur le plan médical, on parle de douleurs abdominales transitoires liées à l’exercice. « Transitoires » est le mot clé : elles apparaissent pendant l’effort, puis diminuent quand l’intensité baisse, quand la respiration se régularise ou lorsque l’activité s’arrête. Ce caractère réversible est rassurant, mais ne doit pas faire oublier l’impact sur la foulée : quand la douleur s’installe, la posture se dégrade, le tronc se rigidifie et la respiration devient plus courte, ce qui entretient le problème.
pourquoi a-t-on un point de côté en course ?
Il n’existe pas une cause unique, mais un ensemble de facteurs qui se combinent. La plupart du temps, le point de côté apparaît quand l’organisme doit gérer simultanément une hausse d’intensité, une respiration inefficace et des contraintes mécaniques sur le tronc.
respiration, diaphragme et rythme ventilatoire
Le diaphragme est le principal muscle de la respiration. En course, si vous respirez « haut » (principalement avec la poitrine), de façon saccadée, ou si vous retenez involontairement votre souffle lors d’un changement d’allure, le diaphragme peut se fatiguer plus vite. Cette fatigue, associée à une mauvaise coordination inspiration/expiration, est fréquemment impliquée dans le point de côté course. Un autre élément compte : l’expiration incomplète. Si vous ne videz pas suffisamment l’air, la respiration devient superficielle, la cage thoracique reste « verrouillée » et le diaphragme travaille dans une amplitude réduite.
repas, hydratation et digestion
Courir avec un estomac trop plein augmente les contraintes dans la zone abdominale. Un repas copieux, riche en graisses ou en fibres, pris trop près de l’effort, peut ralentir la digestion et accentuer les mouvements internes pendant la course. De même, boire de grandes quantités juste avant de partir (ou consommer des boissons très sucrées) peut donner une sensation de « ballotement » et favoriser l’inconfort. Résultat : la respiration se perturbe, la posture se crispe, et le terrain devient favorable à l’apparition de la douleur.
posture, tronc et muscles profonds
La stabilité du tronc joue un rôle central. Un manque de gainage, une posture avachie (épaules en avant, cage thoracique fermée) ou au contraire une hypercambrure peuvent limiter la liberté respiratoire et augmenter les tensions autour de l’abdomen. Quand le tronc n’est pas stable, chaque foulée crée des micro-tractions et des oscillations qui se répercutent sur la zone abdominale. Plus l’allure est élevée, plus ces contraintes augmentent, surtout si la technique de course se dégrade avec la fatigue.
comment éviter le point de côté pendant la course
La prévention repose sur des habitudes simples, mais cohérentes : mieux préparer le corps, mieux gérer l’intensité, et améliorer la « base » (respiration, posture, tronc). L’objectif n’est pas de tout changer d’un coup, mais de supprimer les déclencheurs les plus fréquents.
ce qu’il faut faire 2 à 4 heures avant de courir
Évitez les gros repas dans les 2 à 4 heures qui précèdent une sortie, surtout si vous savez être sensible. Si vous avez besoin d’énergie, privilégiez un encas léger et digeste. Côté hydratation, cherchez la régularité sur la journée : être bien hydraté en amont aide, mais boire beaucoup juste avant de partir peut être contre-productif. L’idée est de partir avec un ventre « calme », pas avec une sensation de trop-plein.
échauffement et montée en intensité progressive
Un point de côté survient souvent après un départ trop rapide. Donnez-vous 10 minutes de mise en route : marche rapide ou footing très facile, puis augmentation progressive de l’allure. Cette transition laisse au système cardio-respiratoire le temps de s’adapter, et au diaphragme le temps de trouver un rythme stable. C’est particulièrement important avant une séance de fractionné ou une course où l’excitation pousse à partir trop vite.
renforcement du tronc et posture : la base « anti-point de côté »
Un tronc plus solide stabilise la foulée et facilite une respiration efficace. Intégrez 2 à 3 courtes séances par semaine (10 à 15 minutes) avec des exercices simples : gainage face, gainage latéral, dead bug, bird-dog. Cherchez la qualité : bassin stable, respiration contrôlée, nuque longue. En parallèle, travaillez une posture de course « ouverte » : cage thoracique dégagée, épaules basses, regard loin devant. Une meilleure mobilité thoracique (rotation douce, extension) peut aussi aider à respirer plus librement.
Anodyne® Shirt - Hommes
T-shirt innovant favorisant une meilleure posture et le bien-être au quotidien.
apprendre une respiration plus régulière
En course facile, entraînez une respiration ventrale : à l’inspiration, l’abdomen se gonfle légèrement ; à l’expiration, il se relâche. Testez un rythme simple, par exemple inspirer sur 2 ou 3 foulées et expirer sur 2 ou 3 foulées. L’essentiel est la régularité et une expiration complète. Plus vous automatisez ce schéma à faible intensité, plus il sera disponible quand l’effort augmente.
que faire si un point de côté apparaît pendant la course ?
Même avec une bonne préparation, un point de côté course peut parfois survenir, surtout lors d’un changement d’allure, d’une côte ou d’un départ un peu trop ambitieux. L’objectif n’est pas de “serrer les dents” à tout prix, mais de faire redescendre rapidement la contrainte sur le diaphragme et sur la zone abdominale pour pouvoir repartir proprement.
ralentir tout de suite et retrouver une foulée relâchée
Le réflexe le plus efficace est souvent le plus simple : diminuez l’intensité. Passez d’une allure soutenue à une allure facile, voire à la marche pendant 30 à 60 secondes. Profitez-en pour relâcher les épaules, desserrer les mains et allonger légèrement la nuque. Une posture crispée augmente la tension du tronc et entretient la douleur.
respirer plus profond en privilégiant l’expiration
Quand la douleur apparaît, beaucoup de coureurs cherchent à inspirer davantage, ce qui peut accentuer une respiration haute et saccadée. À la place, concentrez-vous sur une expiration longue et complète : soufflez jusqu’au bout, comme pour “vider” la cage thoracique, puis laissez l’inspiration revenir plus naturellement. Cette stratégie aide à détendre le diaphragme et à rétablir un rythme respiratoire plus stable.
Vous pouvez aussi tester un rythme simple sur la foulée, par exemple inspirer sur 2 foulées et expirer sur 3 foulées (ou l’inverse selon votre confort). L’idée n’est pas de suivre une règle stricte, mais de retrouver une respiration régulière, ample et contrôlée.
utiliser une pression manuelle pour diminuer la gêne
Une technique fréquemment utile consiste à appliquer une pression douce et progressive sur la zone douloureuse avec la main (ou deux doigts), puis à relâcher légèrement la pression pendant l’expiration. Répétez plusieurs cycles : pression légère + expiration longue. Cela peut aider à “désamorcer” la sensation de coup de couteau et à reprendre une course plus fluide.
s’étirer brièvement pour libérer le côté douloureux
Si la douleur persiste malgré le ralentissement, arrêtez-vous quelques secondes. Deux options simples :
- inclinaison latérale : levez le bras du côté opposé à la douleur et penchez doucement le buste, en respirant lentement.
- flexion vers l’avant : penchez-vous légèrement, mains sur les genoux, et faites 3 à 5 respirations profondes en insistant sur l’expiration.
Repartez ensuite progressivement : d’abord en marchant, puis en trottinant, avant de retrouver votre allure cible.
quand consulter un professionnel de santé ?
Dans la grande majorité des cas, le point de côté en courant est transitoire et disparaît quand l’intensité baisse. En revanche, il est préférable de demander un avis médical si la douleur :
- revient très fréquemment, même à faible intensité, malgré une bonne hygiène (échauffement, progression, repas espacés) ;
- persiste longtemps après l’arrêt de l’effort ;
- est inhabituelle par sa localisation, son intensité, ou s’accompagne d’autres signes (malaise, essoufflement anormal, douleur thoracique, fièvre) ;
- vous empêche de courir régulièrement ou modifie nettement votre respiration.
Un professionnel de santé pourra vérifier qu’il n’existe pas une autre cause à la douleur et vous orienter vers des ajustements adaptés (respiration, posture, renforcement du tronc, reprise progressive).
Frequently Asked Questions
quelles sont les principales causes des points de côté ?
Les causes sont souvent multifactorielles : respiration trop haute et irrégulière, départ trop rapide, digestion encore active après un repas ou une boisson pris trop près de l’effort, posture crispée, et manque de gainage du tronc. Ces éléments peuvent augmenter la contrainte sur le diaphragme et les structures abdominales pendant la course.
comment prévenir les points de côté avant une course ?
Pour réduire le risque, évitez les repas copieux 2 à 4 heures avant de courir, hydratez-vous régulièrement dans la journée sans boire de grandes quantités juste avant le départ, échauffez-vous systématiquement et augmentez l’intensité progressivement. Un travail régulier de gainage et de respiration ventrale aide aussi sur le long terme.
que faire si un point de côté survient pendant la course ?
Ralentissez immédiatement (marchez si nécessaire), puis reprenez le contrôle de la respiration en allongeant surtout l’expiration. Vous pouvez appliquer une pression douce sur la zone douloureuse et relâcher en expirant. Si besoin, arrêtez-vous quelques secondes pour vous étirer (inclinaison latérale ou buste penché en avant), puis repartez progressivement.
est-ce que la respiration ventrale peut aider à éviter les points de côté ?
Oui. La respiration ventrale favorise une ventilation plus ample et plus régulière, ce qui peut réduire la sollicitation “en urgence” du diaphragme. Elle s'apprend surtout sur les footings faciles, pour pouvoir être reproduite quand l’intensité augmente.
quand devrais-je m’inquiéter des points de côté ?
Il est conseillé de consulter si les douleurs sont très fréquentes, sévères, inhabituelles, ou si elles persistent après l’arrêt de l’effort. Un avis médical est également recommandé si d’autres symptômes apparaissent ou si la douleur vous empêche de pratiquer la course à pied sereinement.
Källor
- Dans la Tête d'un Coureur. ”Comment éviter les points de côté.”
- La Tour. ”Peut-on éviter le point de côté ?”
- YouTube. ”Understanding Side Stitches When Running.”
- Brooks Running FR. ”What is a Stitch When Running?”
- Thuasne Shop. ”Conseils pour prévenir les points de côté lors de vos entraînements.”
- YouTube. ”How to Prevent Side Stitches While Running.”
- Running Conseil. ”Le point de côté.”
- La Tour. ”Can a Stitch Be Avoided?”
















